Avec sa calvitie naissante, son regard fiévreux, sa régularité à la messe et ses points UCI ramassés tous les mois comme une pension, Davide Rebellin avait des airs de retraité à 30 ans. Mais aujourd’hui qu’il en a 47, l’heure de la quille semble enfin arrivée: «Dans quinze jours, peut-être.» Soyons francs: telle n’était pas la réponse attendue lorsque l’on a demandé à Rebellin, 25 saisons de carrière professionnelle (dont deux ans de suspension pour dopage), à quel moment il y mettrait un terme. C’était le 22 février, veille de Tour du Haut-Var, une épreuve que le cycliste italien a remportée il y a vingt ans.