La journée de mise à nu des voiliers de Team New Zealand, Prada Challenge et America One n'a révélé aucun concept architectural révolutionnaire. Elle a commencé chez le defender de la Coupe de l'America qui, pour l'occasion, avait ouvert au public les portes de sa base dans une ambiance plutôt festive. Sir Peter Blake, le patron de Team New Zealand, a pris la parole avant de laisser tomber les jupes de ses deux bateaux noirs: «C'est un grand jour pour nous. Nous allons vous montrer ce que nous avons sous l'eau et nous allons également pouvoir découvrir ce que cachent les challengers.»

Ces derniers ont attendu le début de soirée pour dévoiler à leur tour les dessous de leur bateau. Cérémonie très sobre chez Prada, alors qu'America One a fait les choses en musique avec discours et champagne. Bruce Nelson, l'architecte du défi américain et Doug Peterson, l'un des architectes du défi italien, ont souligné la grande similarité de leurs deux bateaux. «Les appendices de Prada sont légèrement plus petits que les nôtres, mais le concept est le même. Alors que la forme des bateaux kiwis est différente», précise Bruce Nelson.

Team New Zealand, qui n'entre en scène que le 19 février prochain, a jusqu'au 14 du même mois pour décider lequel de ses deux bateaux il utilisera. Alors que Prada et America One ont déjà dû se prononcer sur le choix de leur bateau pour la finale des challengers et la Coupe de l'America. Jaugés jeudi, les voiliers des deux défis n'ont plus le droit d'être modifiés d'ici la fin de la finale de la Coupe Louis Vuitton. Le vainqueur des challengers et le defender auront ensuite jusqu'au 14 février pour altérer une dernière fois leur monture.

Si Prada et America One ont forcément présenté vendredi leurs meilleurs appendices, Team New Zealand en revanche n'avait aucune raison de dévoiler tous ses atouts. «Je ne pense pas qu'ils nous aient tout montré aujourd'hui. Il faudra attendre le 14 février pour découvrir leurs appendices définitifs», confie Doug Peterson qui était l'un des architectes de Team New Zealand en 1995.

«Les bateaux d'America One et de Prada sont très proches. America One a toutefois un voile de quille et des ailettes plus grosses que celles de Prada. Ce qui explique la bonne accélération et la grande manœuvrabilité du voilier américain. Le bateau italien doit en revanche être légèrement plus rapide en ligne droite, surtout par vent arrière», commente pour sa part Tom Schnackenberg, le coordinateur des architectes de Team New Zealand.