Casquette vissée sur la tête, attablé à la terrasse d’un café près de la City, Marvin Sordell tente d’esquiver les derniers rayons de soleil que Londres a à donner avant l’automne. Et revient sur le crépuscule d’une carrière commencée dans la lumière, mais vécue principalement dans l’ombre. L’ancien attaquant a annoncé sa retraite fin juillet, à 28 ans. Pas de soucis physiques pour justifier cette fin prématurée. «Le corps va très bien», répète-t-il, souriant. Plutôt des bleus à l’âme. Des blessures invisibles pour les physios des clubs dans lesquels il est passé, mais pourtant bien réelles.

«Etre footballeur professionnel, c’est bien plus que jouer au football. C’est de la politique, c’est être confronté aux insultes, au racisme, c’est la pression, c’est souvent n’être qu’un pion dans un club, c’était trop difficile pour moi. Aujourd’hui, je prends plus de plaisir à jouer avec des amis qu’avant lorsque j’étais pro.»