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Montreux Trail Festival.
© Christophe Angot ©

Course à pied

Diego Pazos: «Si les coureurs pouvaient décaler leurs vacances…»

L’ultra-traileur et co-organisateur du Montreux Trail Festival, qui a lieu ce week-end dans les Alpes vaudoises, est convaincu que la manifestation a sa place dans un calendrier de courses pourtant déjà surchargé

Il nous a fallu plusieurs tentatives, mercredi, pour réussir à parler à Diego Pazos au téléphone. L’ultra-traileur n’avait pas de réseau, il était quelque part dans les Alpes vaudoises en train de terminer le balisage du parcours du Montreux Trail Festival.

C’est ce vendredi que commence la deuxième édition de la course dont il est le co-organisateur. Finalement, Le Temps a réussi à le joindre. L’occasion pour lui de vanter les particularités de l’événement créé en 2017 et d’évoquer sa place dans le paysage suisse des courses de montagne.

Le Temps: Au total, les huit courses que compte le trail de Montreux devraient réunir 1700 à 1800 participants. C’est satisfaisant?

Diego Pazos: Très! Cela représente une progression de 10 à 15% par rapport à l’an dernier.

A combien est fixé le nombre idéal?

Il y a encore du potentiel pour grandir, c’est certain. La région est magnifique! Et nous avons fait le choix d’être un peu décalés. On peut encore séduire des coureurs supplémentaires.

En été, le calendrier des trails est pourtant déjà surchargé…

C’est vrai. Et c’est pour cette raison que l’on a choisi d’avoir un concept différent des autres. D’abord, les parcours sont des mélanges assez uniques entre lac et montagne. A part peut-être au Tessin et à Annecy, c’est plutôt rare.

Ensuite, nous avons ajouté un côté festif. Il y aura de la musique sur les parcours, ainsi que huit concerts gratuits à Montreux. On sait très bien à quel point, pour les spectateurs, ça peut être long d’attendre les coureurs… On offre donc un vrai plus, pas seulement un dossard et des bananes aux ravitaillements.

On peut donc combiner trail et fête?

Bien sûr! Il y a pas mal de bons vivants dans le milieu. Cela dit, on peut aussi faire la fête et respecter son corps – si l’on considère que courir 160 kilomètres, c’est respecter son corps… Il ne faut pas non plus oublier que nous avons intégré des courses plus courtes [15 et 6 kilomètres]. On a vraiment envie d’initier les gens à la course de montagne, de leur donner envie de quitter le bitume.

Lire aussi: Deux champions du trail sur les pentes vaudoises

A quel point le nom de Montreux vous aide-t-il, en matière de communication?

Nous avons clairement plus de participants étrangers que la moyenne des autres trails. Entre 40 et 50 nationalités différentes seront représentées. En revanche, agenda de Montreux oblige, nous n’avons pas cinquante choix de dates. Fin juillet, ce n’est pas idéal, mais nous avons bon espoir que les coureurs finissent par l’intégrer dans leur calendrier. S’ils pouvaient décaler leurs vacances…, ce serait idéal.

C’est ambitieux.

Mais c’est possible. Notamment pour les coureurs étrangers, parce que cela leur permet, en même temps, de venir visiter la région.

L’événement est-il rentable?

Il l’a tout juste été l’an dernier. Et sauf surprise, il devrait l’être aussi cette année. Nous sommes soutenus par la commune, le canton et des sponsors, dont certains des miens. Et nous pouvons compter sur 300 bénévoles cette année. Sans eux, rien ne serait possible. Et je ne dis pas ça par politesse, c’est une réalité!

Le plateau est-il relevé cette année?

On comptera une bonne dizaine de coureurs de très bon niveau. Cette course permet à plusieurs d’entre eux de s’entraîner, à un mois de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc. Sur les 60 kilomètres, il y a par exemple Tom Evans, ou chez les femmes, la Suissesse Kathrin Götz.

A votre avis, combien de temps mettra le gagnant du 160 km?

28 heures, 10 minutes et 53 secondes.

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