Depuis hier, le Lausannois Pascal Lauber court le Marathon des Sables dans le sud du Maroc, 220 km en 6 étapes dans le désert.

Près de 500 coureurs ont été transportés de tous les coins du monde à 150 kilomètres de Ouarzazate, pour la course la plus dure du calendrier. Au Marathon des Sables, on court en autonomie presque totale, avec tout son matériel. L'organisation fournit 9 litres d'eau par jour aux concurrents.

Pascal Lauber nous a appelés au téléphone hier en fin d'après-midi du Sud marocain pour nous raconter ses deux premières étapes.

Après une nuit de bivouac sous la pluie aux environ de Tazzarine, la première journée, avec 24 kilomètres, n'a été qu'une mise en jambes. «C'était très facile» dit Pascal Lauber, «seul le sac où j'emmène tout mon matériel de survie m'a paru très lourd.»

Hier lundi, des Dunes d'Ifert à l'Oued Ahssia (37 km.), la course a été plus difficile: «L'étape était longue et dure. A cause de la chaleur, 40°, et du terrain. Le sable et les cailloux empêchent d'avoir une foulée stable. Le sol fuit sous les pieds. Les montées et les descentes usent. C'est incomparable avec les parcours que nous trouvons chez nous. Les premiers de la course sont très forts. J'ai mis quatre heures. Normalement je cours à plus de 15 km/h. Mais, ici, courir à dix à l'heure sur un pareil terrain est déjà un exploit. Aujourd'hui, j'ai laissé des forces. Mais j'espère récupérer cette nuit au bivouac.»

Demain, une nouvelle étape sur des sols irréguliers et hostiles attend Pascal Lauber, 36 km entre l'Oued Ahssia et Ouchanne Alnif.

L. W.