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Dans une série au meilleur des cinq matches, le LUC s’est imposée en trois rencontres sans laisser la moindre opportunité d’y croire à son adversaire glaronais.
© VALENTIN FLAURAUD / KEYSTONE

Volleyball

Dix ans plus tard, le LUC redevient champion de Suisse

Privé de titre en LNA depuis 2008, les Lausannois ont triomphé dimanche sans laisser la moindre chance à Näfels en finale. Un épilogue extraordinaire pour une équipe qui avait commencé la saison avec un contingent totalement remanié

La finale du Championnat de Suisse masculin de volleyball aura été à l’image de l’ultime set remporté 25-10 par le Lausanne Université Club (LUC) contre un Näfels désabusé. Dans une série au meilleur des cinq matches, l’équipe vaudoise s’est imposée en trois rencontres sans laisser la moindre opportunité d’y croire à son adversaire glaronais. Dimanche, dans l’immense salle de Dorigny pleine comme un œuf de supporters enthousiastes, les Romands se sont imposés 3-1 (25-22 25-22 23-25 25-10) pour remporter leur huitième titre national, exactement dix ans après le précédent.

En 2008, les Universitaires avaient été menés 3-0 dans la série finale, qui se déroulait alors au meilleur des sept matches. Pour signer la plus spectaculaire remontada de l’histoire du volleyball suisse, ils avaient pu compter sur l’union sacrée des amateurs de la discipline dans tout le canton, des supporters de toutes les équipes sportives lausannoises et sur les esprits qu’ils avaient su invoquer via un étrange rituel: après s’être laissé pousser des «barbes de play-off» qui leur avaient porté malheur en début de finale, ils les avaient rasées avant d’empiler tous les poils, de les brûler… et de gagner les quatre matches suivants. Cette année, ce curieux vaudou de campus n’a pas eu à être mobilisé tant le LUC était supérieur.

Lire aussi: Barbes de play-off, à l’origine du poil

Sets serrés, issues identiques

Les Lausannois ont terminé la saison régulière en tête du classement mais en ayant souffert deux fois contre Näfels (une défaite et une victoire sur le score de 3-2). Ensuite, ils ont écarté facilement Einsiedeln en quarts puis Chênois plus difficilement en demies. Arrivés en finale, ils ont d’entrée affiché une sérénité impressionnante en gagnant 3-0 à la maison et 3-1 en Suisse centrale. Tous les sets sont serrés, disputés jusqu’au bout. Mais le LUC finit (presque) toujours par les remporter.

Cela tient à une alchimie retrouvée au sein de l’équipe vaudoise. En volleyball plus qu’ailleurs, rien ne sert d’aligner les meilleures individualités en même temps si elles ne sont pas capables de se sublimer ensemble. Le club vaudois en a fait l’expérience la saison dernière. Le recrutement laissait présager un championnat radieux, il s’est conclu dans le brouillard de la quatrième place en Ligue nationale A, alors qu’une tempête grondait à Dorigny.

Au terme de l’exercice, le mythique entraîneur Georges-André Carrel prenait un peu de recul – devenant directeur sportif – tandis que le contingent était complètement remanié. Tous les joueurs sont partis, sauf un: le passeur Julien Carrel, «fils de» et capitaine naturel d’un groupe à reconstruire.

Casting réussi

Cette année, les choix effectués durant l’été se sont révélés bons. En recrutant le Français Adrien Prével, qui restait sur un doublé avec Amriswil, le LUC s’est offert un leader qui dit les choses, fait le spectacle et finit les points – il termine deuxième meilleur marqueur du championnat. Surtout, l’entraîneur italien Massimiliano Giaccardi a réussi à utiliser tous les atouts à sa disposition pour construire un collectif qui fonctionne. Dimanche, il a terminé sa saison en apothéose dans un dernier set joué comme un récital.

Dans le monde très versatile du volleyball suisse, où trois équipes ont demandé à quitter la Ligue nationale A en vue de la saison prochaine (Volero Zurich et Köniz chez les dames, Einsiedeln chez les hommes) et où les joueurs bougent beaucoup, difficile de dire ce qu’il subsistera du groupe de ce LUC champion de Suisse 2017-2018 dans quelques mois. Mais il restera, c’est sûr, le souvenir d’une belle équipe.

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