Il a conclu la balle de match au filet, d’une volée peu assurée. Un comble pour lui qui passe son temps à cogner du fond du court. Mais un symbole aussi, pour ce joueur parmi les plus appliqués et qui ne cesse de s’améliorer. Lentement mais sûrement, Dominic Thiem se rapproche du sommet. Sa qualification pour la finale de l’Open d’Australie en témoigne.

Après sa victoire sur Rafael Nadal en quart de finale, l’Autrichien a confirmé en battant en quatre sets (3-6 6-4 7-6 7-6) l'Allemand Alexander Zverev. Il affrontera dimanche Novak Djokovic, pour sa première finale à Melbourne, mais déjà la troisième en Grand Chelem (et également la troisième en trois ans). Sur les quinze dernières années, seuls Stan Wawrinka et Marin Cilic ont aussi durablement tenu tête au quatuor Federer-Nadal-Djokovic-Murray. Mais eux ont gagné au moins un titre, ce que Thiem n’a pas encore fait. Il n’a que 26 ans et, surtout, il se frotte à chaque fois à la référence ultime: après Nadal à Roland-Garros (12 victoires en 12 finales), il devra se coltiner Djokovic à l’Open d’Australie (7/7).