Voilà à peine deux mois que Dominique Blanc est officiellement devenu président de l’Association suisse de football (ASF), et il n’a pas attendu la fin de l’été pour agir. Depuis le 1er juillet, le Vaudois de 69 ans a déjà créé un poste de manager des équipes nationales (confié à Pierluigi Tami) et entamé une profonde réorganisation du secteur de la communication, avec la mise à l’écart de l’équipe nationale de son responsable de longue date, Marco von Ah (qui demeure au sein de la maison).

Le football suisse en est encore à digérer une Coupe du monde 2018 qui s’est conclue en psychodrame: des aigles bicéphales mimés lors du match contre la Serbie jusqu’au retentissement des déclarations du désormais ancien secrétaire général Alex Miescher («Voulons-nous encore des binationaux?»). A se repenser. Le slogan de campagne de son nouveau patron – «des évolutions, pas de révolution» – ne l’empêche pas d’entamer son mandat animé d’un évident esprit de réforme.