Le grand public a découvert le programme antidopage privé Quartz en mai 2019, lorsque le décathlonien Kevin Mayer, champion du monde de la discipline, a annoncé le rejoindre de manière volontaire. Son projet: faire la transparence sur toutes les données physiologiques des athlètes membres. Cela comprend les procès-verbaux de leurs contrôles antidopage (sur lesquels sont visibles les médicaments et compléments alimentaires utilisés), les données du passeport biologique ou les examens réalisés par l’équipe médicale associée.

D’autres athlètes ont rapidement rejoint le mouvement, comme la Vaudoise Maude Mathys (qui a battu le record de Sierre-Zinal l’été dernier), le skieur alpiniste fribourgeois Rémi Bonnet, le marathonien français Sidi-Hassan Chahdi ou encore la légende de l’ultra-trail Kilian Jornet. «On ne pourra jamais supprimer totalement le dopage mais là, on va vraiment emmerder les dopés», affirmait Kevin Mayer lorsqu’il a rejoint Quartz, à la suite de la série de contrôles positifs dans l’athlétisme français et russe qui plombait selon lui la confiance du public.