Roger Federer n'a plus qu'un match à gagner, en finale du tournoi ATP de Dubaï face à Stefanos Tsitsipas samedi, pour enlever le 100e trophée de sa carrière, même si le champion bâlois a estimé que c'était «encore loin». «Gagner 100 titres, nous en sommes encore loin. Mais peut-être que la finale serait un peu une revanche. Nous nous sommes affrontés à la Hopman Cup et à l'Open d'Australie», a commenté vendredi Federer, 7e joueur mondial, après avoir sèchement éliminé le Croate Coric (N.13) 6-2 6-2.

Stefanos Tsitsipas a notamment battu Federer en 8e de finale à Melbourne cette année, en quatre manches (6-7 7-6 7-5 7-6) après 3h45 de jeu. «J'étais horriblement déçu et triste d'avoir manqué de si nombreuses balles de break et d'opportunités [en Australie]. Ce match [contre Tsitsipas] m'a touché d'une certaine manière. Mais cela fait partie du jeu. Il avait très bien joué pour se sortir de ces situations délicates», a souligné Federer.

«Tsitsipas est difficile à battre»

En cas de succès samedi, Roger Federer, âgé de 37 ans et déjà vainqueur de 20 tournois du Grand Chelem, deviendrait le deuxième joueur seulement à atteindre ou dépasser la barre des 100 titres, après l'Américain Jimmy Connors (109). Martina Navratilova détient le record absolu, hommes et femmes confondus, avec 167 titres. Cependant, Federer sait qu'il n'a pas encore retrouvé son meilleur niveau même s'il n'a mis que 67 minutes pour écarter Coric, sur un ace de surcroît. «Tsitsipas est difficile à jouer et à battre. Il me l'a montré en Australie», a reconnu le Suisse, en quête d'un 8e trophée dans l'Emirat.

Stefanos Tsitsipas, déjà 11e mondial à seulement 20 ans, a montré face au Français Gaël Monfils, qui restait sur huit victoires consécutives (dont la finale du tournoi de Rotterdam dimanche dernier face à Stan Wawrinka),  combien il a progressé, et surtout combien il peut être patient. Après avoir cédé le premier set 4-6, il s'est accroché pour enlever les deux dernières manches au jeu décisif 7-6 (7/4), 7-6 (7/4) après près de trois heures de combat. «Je ne sais pas comment j'ai gagné», a d'ailleurs reconnu le Grec après son marathon qui pourrait le désavantager samedi. Federer a joué presque deux heures de moins pour se qualifier.

«Je jouais relax aujourd'hui en profitant de chaque instant. J'étais probablement un peu plus concentré que d'habitude. Je ne voulais pas lui donner le match. Je servais bien, mes retours étaient bons et ma confiance allait crescendo dans les tie-breaks. Mais, pour être honnête, je n'attendais rien de spécial de moi-même. J'ai juste joué», a ajouté Tsitsipas, en révélant souffrir légèrement au dos et craignant de pas pouvoir terminer le match. (AFP)