Euro 2016

Enfin vainqueur, le Portugal s'est hissé en finale

Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers n'avaient pas encore remporté de match dans le temps réglementaire depuis le début de l'Euro. Ils y sont parvenus mercredi contre le Pays de Galles (2-0). C'est la deuxième fois que le Portugal atteint la finale de ce championnat

Trois nuls lors du premier tour. Une victoire en prolongations en huitièmes de finale. Une autre aux tirs au but en quarts. Avant sa demi-finale contre le Pays de Galles, le Portugal n'avait pas remporté le moindre match en 90 minutes depuis le début de l'Euro. C'est désormais chose faite: Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers ont écarté le Pays de Galles (2-0) mercredi soir à Lyon. Et cette fois, le capitaine de la Selecçao n'est pas passé inaperçu. Il a été décisif.

A la 50e minute de jeu, le Portugal n'a toujours pas cadré un tir lorsque le latéral Raphaël Guerreiro centre après une combinaison sur corner. Cristiano Ronaldo fait parler ses qualités athlétiques, s'élève plus haut que tout le monde, prolonge son temps de suspension et, d'un coup de tête franc, fait trembler les filets pour la première fois de la partie. Il s'agit de son 61e but en sélection (son propre record amélioré), son 9e dans un Euro (record de Michel Platini égalé), son 3e en France cet été. Le 3e à Lyon, soit dit en passant, après son doublé contre la Hongrie. La ville des lumières réussit à la star portugaise, plutôt dans l'ombre depuis le début de la compétition.

A la 53e minute, le match est plié

A 1-0 en sa faveur en quarts de finale, la Belgique avait commis l'erreur de vendre la peau des Gallois avant d'avoir tué le match et ils avaient eu trois raisons de le regretter (score final 3-1). Le Portugal a au contraire continué de montrer ses muscles. Trois minutes après l'ouverture du score, Cristiano Ronaldo – encore lui – écrasait un peu sa frappe mais Nani pouvait couper. Cela faisait 2-0. Les hommes de Fernando Santos n'avaient plus qu'à gérer. Le match était plié.

En première période, la rencontre était restée indécise. Les deux équipes évitaient de se découvrir et géraient plutôt bien les temps forts adverses. Au Portugal le premier quart d'heure, au Pays de Galles le suivant. Tout le monde regagnait les vestiaires à la pause sans qu'une des deux équipes n'ait semblé prendre un ascendant déterminant. Certes, «sur le papier», les Portugais ont plus de puissance sous le capot et les Gallois davantage de limites. Mais cette vérité n'avait pas été celle de l'Euro jusqu'ici. Elle aura été celle de la seconde période.

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Gareth Bale, admirable

La Selecçao a enfin fait valoir sa supériorité technique. Elle a joué. S'est créé des occasions (Cristiano Ronaldo, Danilo). N'a jamais douté. Le gardien Rui Patricio n'a guère été inquiété – et encore – que lorsque Gareth Bale a tenté sa chance de (très) loin. L'ailier du Real Madrid a une nouvelle fois été admirable dans son engagement, mais cela n'a pas suffi. Cette fois, le Pays de Galles n'avait pas les ressources pour passer. Le Portugal tenait sa première vraie et belle victoire de l'Euro.

C'est la deuxième fois de l'histoire que le Portugal atteint la finale du Championnat d'Europe des nations. Il s'était incliné en 2004 à domicile contre la Grèce (1-0) malgré un statut de favori. Dimanche, au Stade de France, Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers ne seront ni à domicile (même carrément à l'extérieur s'ils affrontent la France) ni favoris (même s'ils rencontrent l'Allemagne). Mais après un début de tournoi poussif, ils sont désormais bien lancés. Et s'ils n'avaient pas gagné dans le temps réglementaire avant mercredi, ils n'ont toujours pas perdu.

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