En théorie, aucun obstacle autre qu’un haut assemblage de barres ne devrait se dresser sur le parcours d’une cavalière de compétition. En pratique, il y a actuellement 90% d’hommes dans le top 10 mondial, 85% dans le top 100. La finale de l’épreuve «Top 10» vendredi soir accueillera donc une seule cavalière, la championne olympique américaine Elizabeth Madden. Pour lutter contre ce phénomène, le 59e Concours hippique international de Genève ouvre cette année un Concours de saut international réservé aux cavaliers de moins de 25 ans; trois épreuves dont le Grand Prix des espoirs qui verront s’affronter 27 athlètes, dont 12 jeunes femmes et 15 jeunes hommes.

C’est une véritable pyramide inversée qui ne semble pas s’éroder: en Suisse, les filles représentent l’écrasante majorité des pratiquantes, jusqu’au sein du cadre jeunesse (16-21 ans) de la relève de saut d’obstacles, où elles sont encore 10 sur 15. Alors pourquoi cette discipline, partie intégrante d’un sport érigé en exemple par sa mixité, ne compte-t-elle pas plus de visages féminins sur ses hauts podiums?