Toute cette semaine, «Le Temps» raconte le Mondiale de football de 1990, il y a donc exactement trente ans de cela, en Italie. Une édition exceptionnelle, à tout point de vue.

Episodes précédents:

L’homme qui a implanté le soccer aux Etats-Unis n’est pas Pelé mais Paul Caligiuri. Un obscur milieu de terrain qui jouait en deuxième division allemande avant de devenir champion de RDA et qui a réussi là où la création artificielle d’un championnat, la North American Soccer League (NASL), monté à coups de dollars, de stars (Pelé, Beckenbauer, Best, Cruyff, Neeskens), de pelouses synthétiques et de pom-pom girls échoua en 1984.

Paul Caligiuri a marqué le but qui, le 19 novembre 1989, qualifia les Etats-Unis pour la Coupe du monde 1990 en Italie. Quarante ans après leur dernière participation, quatre ans avant la World Cup at home. «Ce but a amené Adidas, des centres d’entraînement et la Nike Academy plus tard. Il a permis à l’argent de couler et à ce sport de devenir crédible aux Etats-Unis», estime aujourd’hui l’ancien joueur Bruce Murray sur le site de la Major League Soccer (MLS), une ligue créée en 1996 selon l’engagement pris par la fédération américaine au moment d’obtenir l’organisation de la Coupe du monde 1994.