Football

Euro 2016: les adversaires de la Suisse au banc d’essai

Des quatre équipes du groupe A de l’Euro, la Nati est la seule à avoir perdu ses deux rencontres de préparation ces derniers jours

Une défaite en Irlande (1-0), une autre au Letzigrund contre la Bosnie (0-2), aucun but marqué: l’équipe de Suisse n’a pas obtenu les résultats qu’elle souhaitait lors de son ultime rassemblement avant la dernière ligne droite vers l’Euro. Pour la prise de repères, il faudra repasser, mais ces rencontres amicales auront eu le mérite d’identifier les chantiers prioritaires à mener avant l’été. Vladimir Petkovic et ses hommes ont du travail sur les balles arrêtées et la stabilité de la charnière centrale côté défense, sur l’animation et la réalisation côté attaque.

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D’ici au 22 mai, prochain rassemblement de la Nati à Lugano, les cadres tâcheront d’accumuler, avec leur club, du temps de jeu (une condition pour obtenir un «visa» pour la France) et de la confiance (Seferovic et Embolo n’ont plus marqué depuis novembre dernier). A l’Euro, que le sélectionneur entend aborder avec de l’ambition, il faudra commencer par sortir du groupe A où la Suisse rencontrera – dans l’ordre – l’Albanie, la Roumanie et la France. Ces derniers jours, la Nati est la seule de ces quatre formations à avoir enregistré deux défaites.

Le cœur de l’Albanie

Les deux équipes s’affronteront le samedi 11 juin. Les hommes de Gianni De Biasi viennent de perdre contre l’Autriche (2-1) et de gagner contre le Luxembourg (2-0). Dans cette seconde partie, le sélectionneur n’a pas aligné son équipe-type contre les amateurs luxembourgeois et les enseignements à en retirer sont donc limités. Contre l’Autriche, l’Albanie a par contre livré un début de rencontre poussif (il y avait 2-0 au quart d’heure de jeu), évoluant trop bas dans le terrain et manquant de venin en phase offensive, mais s’est bien rattrapée après la pause, avec un but du Nantais Ermin Lenjani. Sans revenir à la marque, les Albanais ont montré qu’ils avaient du cœur.

L’efficacité de la Roumanie

Avant de retrouver la Suisse le mercredi 15 juin, la Roumanie a affiché contre la Lituanie (victoire 1-0) et l’Espagne (0-0) les mêmes caractéristiques que lors des qualifications pour l’Euro: c’est une équipe qui prend peu de buts (2 en 10 matches lors des éliminatoires) et n’en marque pas beaucoup non plus (11), mais qui s’en sort néanmoins à bon compte. Comme l’Irlande vendredi dernier à Dublin, l’équipe d’Anghel Iordanescu sera difficile à bouger pour la Nati; l’Espagne (qui n’alignait certes pas toutes ses stars) n’y est pas parvenue mieux que les équipes rencontrées lors des qualifications (aucune défaite). Auteur du but victorieux contre la Lituanie et remarquable face à la Roja, le jeune meneur de jeu Nicolae Stanciu (22 ans, Steaua Bucarest) est à surveiller de près.

La puissance de la France

La Suisse rêve d’une «finale» le 19 juin contre la France, entre deux équipes déjà qualifiées. A moins de trois mois de l’Euro, les Bleus font plus que jamais figure de favori du groupe A (et de la compétition?) après leurs succès contre les Pays-Bas (2-3) et la Russie (4-2). Certes, ils ont encaissé deux buts lors de chacune de ces deux parties, mais ils ont montré une force de caractère impressionnante lors de la première pour passer l’épaule après avoir été remontés de 2-0 à 2-2, puis une force de frappe terrible lors de la seconde. Quatre buts, de quatre buteurs différents, dont deux (Payet et Gignac) qui resteront sur le banc (au mieux) à l’Euro si Benzema est rappelé en sélection. Cela a de quoi faire peur.

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