Jeux olympiques

Face aux soupçons de corruption aux Jeux de Rio, le patron du Comité olympique brésilien démissionne

Incarcéré depuis presque une semaine, Carlos Nuzman est soupçonné de «corruption, blanchiment d’argent et participation à une organisation criminelle». Il souhaite se consacrer à sa défense

Soupçonné d’avoir acheté des voix pour obtenir les JO 2016, Carlos Nuzman, président du Comité olympique brésilien (COB) et du comité d’organisation des Jeux de Rio, a démissionné mercredi, a annoncé le COB.

Carlos Nuzman, accusé des délits de «corruption, blanchiment d’argent et participation à une organisation criminelle», a été arrêté le 5 octobre et dort depuis en prison. Samedi, il s’était déjà mis en retrait de son poste.

«Estimant qu’il est nécessaire de me consacrer pleinement à ma défense, je démissionne de manière irrévocable de mon poste de président du Comité olympique brésilien et en tant que membre honoraire de son assemblée générale», selon une lettre du «Monsieur JO» du Brésil, 75 ans, lue par son avocat, Sergio Mazzillo.

Un milliard de réaux d’avoirs gelés par le parquet

Vendredi, à son siège de Lausanne, le Comité international olympique (CIO) a annoncé la suspension provisoire du Comité olympique brésilien. Le CIO a aussi suspendu Carlos Nuzman de toutes ses fonctions et droits de membre honoraire, l’excluant notamment de la commission de coordination des JO 2020 à Tokyo.

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Le parquet de Rio a ordonné le gel d’un milliard de réaux (270 millions d’euros) d’avoirs au total de Nuzman et de son bras droit, Leonardo Gryner, directeur général des opérations du comité d’organisation des JO 2016.

Les procureurs assurent que Nuzman, président du COB depuis 1995, a augmenté son patrimoine de 457% ces dix dernières années et qu’il a tenté de dissimuler des avoirs aux autorités. Il n’a, par exemple, pas déclaré le mois dernier, après son interrogatoire, la possession de 16 lingots d’or. Le vice-président du COB, Paulo Wanderley, a pris la tête de l’organisme depuis les déboires de Carlos Nuzman.

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