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Volkan Oezdemir, actuellement 5e meilleur combattant de MMA du monde, a battu Misha Cirkunov lors de l’UFC Fight Night à Stockholm.
© Michael Campanella/Getty Images

Combats

La famille UFC se découvre enfin un «Cousin» fribourgeois

Dimanche dernier, Volkan Oezdemir a foudroyé son adversaire en 28 secondes. Une victoire qui confirme son entrée dans la fédération hégémonique du mixed martial arts (MMA)

Le drapeau suisse a flotté dimanche passé sur l’octogone (le ring grillagé réservé à la pratique du MMA, ou arts martiaux mixtes). Pour la deuxième fois depuis la création, en 1993, de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus importante franchise de MMA du monde.

A l’origine de ce moment historique: Volkan Oezdemir, alias «Cousin». Cet athlète fribourgeois de 26 ans a mystifié le public de Stockholm (1,92 million de francs d’entrées, sans compter les paiements à la carte sur les chaînes sportives), en fauchant son adversaire après seulement 28 secondes d’engagement. Plus exactement, grâce à un crochet droit à la tempe, séchant sur place le Canado-Letton Misha Cirkunov.

Pourtant son rival, un judoka rompu aux techniques de frappe au visage, cumulait jusqu’ici neuf victoires successives. Il n’avait d’ailleurs auparavant jamais été mis KO durant sa carrière professionnelle.

Le «couteau suisse» des disciplines de combat

«Je viens de nulle part», a déclaré après sa performance l’armoire fribourgeoise de 188 centimètres pour 93 kilos. Avant d’ajouter, le visage tuméfié: «Mais je suis ici pour grimper.» C’est-à-dire graver son nom au panthéon du MMA – cette discipline «couteau suisse» des sports de combat – en devenant le patron de sa catégorie.

Par cet exploit sans appel, Volkan Oezedmir confirme son adhésion à l’UFC. Lui qui s’est déjà vu propulsé au 5e rang des meilleurs combattants de la planète, division mi-lourds, après avoir terrassé le vétéran Ovince Saint-Preux. C’était en février dernier, sur décision arbitrale, à l’issue des trois rounds réglementaires de cinq minutes.

«C’est la deuxième fois que les gens doutent de moi», a rappelé le Fribourgeois après sa dernière performance dominicale. Ancien kickboxeur amateur, il est devenu professionnel des rings avant de se lancer dans le combat en cage il y a sept ans. Volkan Oezdemir a d’abord quitté l’anonymat des salles de sport et autres arènes romandes – il a notamment répandu sa sueur à Genève – pour tenter de régner sur le Bellator, deuxième plus importante ligue de MMA du monde et sorte d’antichambre de l’UFC.

Ces six derniers mois – Volkan Oezdemir a signé avec l’UFC en janvier dernier – lui ont suffi pour marquer de son empreinte son entrée au sein de la fédération rachetée l’été dernier pour 4 milliards de francs par le géant hollywoodien WME-IMG. C’est-à-dire l’agence de talents la plus influente du monde, également détentrice du circuit Professional Bull Rider ou encore de Miss Univers.

Prochain défi: l’«anesthésiste» britannique

Ex-patron de bar reconverti dans le sport-spectacle – version sulfureuse –, Volkan Oezdemir affiche un calme olympien. Mais intérieurement, il bout d’impatience à l’idée de maltraiter d’autres stars de sa discipline. «Je suis déterminé à atteindre les sommets. Celui qui me barre le chemin va devoir me passer dessus d’abord. Et ce ne sera pas quelque chose de simple à faire», résumait-il dernièrement, avec en ligne de mire Jimi Manuwa, un cogneur britannique qui a anesthésié à ce jour 15 adversaires, parmi les plus coriaces du circuit.

Un affrontement entre celui que l’on surnomme «Poster Boy» et «Cousin» promet d’être spectaculaire. Les deux hommes sont des virtuoses de l’allonge, agressifs dès les premières minutes de combat, et ne semblent avoir pour horizon que le KO express.

En attendant, le premier suisse à s’être distingué à l’UFC serait bien avisé de revoir les termes financiers de son contrat, lequel prévoit au moins encore deux rencontres. Car si les figures de proue du MMA gagnent jusqu’à plusieurs millions de francs par an en sponsoring et en cachets, Volkan Oezdemir touchait encore tout récemment quelque 24 000 francs – fourchette basse – par rencontre.

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