Le jury de l’épreuve n’a fixé aucune limite de vent, contrairement à la 32e édition en 2007, déjà à Valence (de 7 à 23 nœuds), et c’est le directeur de course, Harold Bennett, qui décide si la régate peut avoir lieu ou non.

Le temps à Valence lundi était pluvieux et le vent a oscillé sur le plan d’eau de 1,5 à 11 nœuds. De nombreux spécialistes ont critiqué le choix de Valence en février, peu propice à la pratique de la voile.

La première manche, un parcours en aller-retour de 40 milles nautiques (20 milles au près, 20 milles au portant), est reportée à mercredi, jour initialement retenu pour la deuxième manche.

La 33e «Cup», un duel en multicoques imposé par la justice américaine en raison d’un désaccord profond entre Alinghi et Oracle, se dispute au meilleur des trois manches. «Oui, je suis un peu déçue», avait confié Marta, retraitée, venue sur le port suivre la course sur grand écran, comme des dizaines de personnes, alors que le coup d’envoi, prévu à 10 heures, n’avait pu être donné. «Je suis venue voir les bateaux dont on parle tant mais selon ce qu’on m’a dit on ne pourra rien voir d’ici», avait-t-elle ajouté, assise sur une chaise et bien emmitouflée dans son écharpe.

Il est prévu que les bateaux régatent très au large de Valence, à 27 milles nautiques, soit environ 50 km. Harold Bennett s’était pourtant montré optimiste avant le début du duel: «Nous devrions bénéficier d’une légère brise de mer tôt le matin (lundi). Celle-ci devrait ensuite basculer au sud en se renforçant». Les organisateurs ont même tenté de changer de parcours mais rien n’y a fait.