Tout comme son match inaugural contre Fernando Verdasco (no 7), Federer a mis un set avant de prendre le bon rythme. Et tout comme face à l’Espagnol, le Bâlois a trouvé son salut en jouant de manière la plus agressive. C’est d’ailleurs sur un «chip and charge» (retour coupé – volée) qu’il signait le break qui allait enterrer Murray au troisième jeu du dernier set.

Après avoir déjà battu le Britannique à l’applaudimètre à son entrée sur le court, Federer remettait ça deux heures plus tard en bouclant la partie sur sa troisième balle de match. Cette victoire lui permet aussi de revenir dans les confrontations directes avec celui qui fut sa bête noire du début de saison (4-6). Il prend également sa revanche du Masters 2008, quand l’Ecossais l’avait privé des demi-finales en le battant lors de la phase de poules.

Malgré ce deuxième succès, Federer n’est pas encore assuré de disputer les demi-finales à Londres. Tout se jouera jeudi lors de la dernière journée de ce Groupe A, quand Federer en découdra avec Juan Martin Del Potro (no 5) et Murray affrontera Verdasco.

C’est la cinquième fois que Federer est sacré meilleur joueur de l’année. Il rejoint dans l’histoire Jimmy Connors, no 1 de 1974 à 1978. Surtout, il n’est plus qu’à une longueur du record de Pete Sampras, souverain sans interruption sur l’ATP de 1993 à 1998. Déboulonné en 2008 par Nadal, Federer devient aussi le seul avec Ivan Lendl à remonter sur le trône après en avoir été déloge. Meilleur joueur de 1985 à 1987, l’Américano-Tchèque avait été évincé par Mats Wilander en 1988, avant de récupérer son bien une année plus tard.