«C’est la plus belle victoire de ma carrière. Je suis heureux d’être sur le retour et de prendre du plaisir sur les courts», a déclaré le Chypriote de 24 ans, qui affronte mercredi, dans le désert californien, l’Espagnol Tommy Robredo en 8e de finale.

Baghdatis enregistre un succès de prestige, le premier de sa carrière contre un N.1 mondial, après être tombé à la 151e place mondiale en juillet 2009 à la suite de blessures à répétition et de mauvais résultats depuis deux ans.

Le Suisse a eu deux balles de match dans la deuxième manche et une autre dans la troisième, mais il a commis une faute directe sur chacune. Il a aussi mené 4-1 dans le dernier set, mais s’est trouvé dépassé par la grinta du Chypriote, jamais battu, et qui a pu s’appuyer sur un excellent service.

C’est la première fois depuis mai 2006, en finale du tournoi de Rome contre Nadal, que Federer perd une rencontre dans laquelle il a eu une balle de match. «J’ai fait des bonnes choses dans ce match mais aussi des mauvaises, a-t-il jugé. J’ai gâché trop d’occasions et lui s’est bien accroché. La frontière est fine entre la victoire et la défaite, je ne veux pas trop me flageller. Il n’y a pas matière à paniquer.»

«J’ai fait un match décent, mais j’ai fait les mauvais choix aux mauvais moments, a encore dit Federer. Je suis resté un peu passif. C’était ce genre de matches où tu joues bien la plupart du temps mais pas dans les moments clés.»

Le Suisse a mis son manque de rythme sur le compte de sa longue absence entre sa victoire à l’Open d’Australie et son premier match à Indian Wells, due notamment à une infection pulmonaire. «Cela va revenir en jouant des matches, j’espère en faire plus à Miami (24 mars), a-t-il précisé. Mais je pense qu’avec plus de matches ici, j’aurais pu bien faire. Quelque chose était possible.»

«Je suis resté concentré, a de son côté analysé Baghdatis. Je ne lui ai pas donné de points. Je me suis dit que les occasions allaient venir et que je les saisirai, c’est ce qui s’est passé. Federer était peut-être un peu trop agressif, il a manqué des coups, j’ai été plus calme que lui.»

Le Chypriote, obligé de jouer - et gagner - un tournoi challenger (deuxième division de l’ATP) en Ouzbékistan en octobre, a depuis retrouvé un appétit d’ogre: «Je ne veux pas me fixer de limites.»