Tennis

Federer: «Ce soir, je peux me permettre de tout donner»

Lors de sa conférence de presse dimanche soir, le tennisman bâlois est revenu sur sa brillante victoire face à Andy Murray et s’est exprimé sur sa finale à venir face à Novak Djokovic, ultime match de la saison où il visera une septième couronne aux Masters. Extraits de ses propos nocturnes

Le Temps: Dans cette demi-finale, vous étiez mené d’entrée de jeu. Comment êtes-vous parvenu à retourner la situation?

Roger Federer: Je ne pense pas avoir mal joué au début du match. C’est surtout Murray qui a bien commencé. Il servait bien sur les points importants. Moi peut-être pas trop. J’avais quand même perdu les cinq derniers sets disputés contre lui (à la finale des JO et à Shanghai) alors j’étais peut-être un peu plus crispé que lui. Mais j’ai essayé de rester calme et d’attendre que se présente l’opportunité de le faire douter, de le pousser à la faute. Et finalement, je suis parvenu à disputer un super-match et suis vraiment très content de cette performance.

– La finale ce lundi contre Novak Djokovic sera le tout dernier match de la saison. Est-ce que ça change l’état d’esprit avec lequel on entre sur le court de savoir qu’il n’y a plus rien derrière?

– Je le pense, oui. Personnellement, j’aime ce genre de situation, de savoir qu’il n’y a plus rien derrière. Peu importe comment tu te sens. Tu peux te permettre de juste encore tout donner parce que tu sais qu’ensuite tu as un break physiquement et mentalement. La perspective de ce repos est importante et je suis persuadé que ça va m’aider à mieux jouer. Peut-être que lui (Djokovic) aussi mais moi j’ai l’habitude de ce cas de figure (ndlr: ce sera sa 8e finale du Masters) et peut-être que c’est un petit avantage. On verra bien.

– Avant, la finale du Masters se jouait en cinq sets mais elle est désormais en trois…

– C’est plus facile au meilleur de trois sets. Ça change et rend l’approche du match plus facile même si je pense que ce serait mieux que cela revienne au meilleur des cinq. Peut-être que ça changera ces prochaines années.

– Est-ce important psychologiquement d’avoir le dernier mot de la saison en vue de la suivante?

– Oui et non. Ça aide forcément. Après, il y a quand même une coupure entre les deux. Tout le monde fait son propre programme. Certains ne font pas de pause. D’autres font quatre semaines de break. D’autres ne font que des matches d’exhibition. Chacun fait son truc et c’est difficile du coup de savoir à quoi s’attendre exactement à l’Open d’Australie. Par le passé, quand j’ai bien terminé la saison, j’ai toujours bien débuté la suivante à Melbourne. En 2013, ce sera différent car je ne vais disputer aucun tournoi avant l’Open d’Australie. Alors forcément, il faudra que je puise plus dans la confiance et dans ce que j’ai accompli en 2012 lorsque je m’entraînerai dur au moment de Noël et Nouvel An. Mais c’est clair qu’une victoire ici à Londres me donnerait encore davantage de confiance et m’aiderait à croire plus encore à la victoire lorsque je joue contre les meilleurs dans les grands tournois.

– Le public était presque majoritairement pour vous alors que vous affrontiez un Britannique.

– Ça m’a rendu très heureux de voir tous ces drapeaux suisses. J’ai eu des frissons en entrant sur le terrain et aussi au moment de l’ovation que j’ai reçue quand ils m’ont présenté sur le court. Je sentais que c’était spécial d’avoir ce soutien, surtout contre Murray. J’apprécie ça énormément et ça motive pour les années à venir.

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