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Roger Federer dans ses oeuvres contre Tomas Berdych
© LUKAS COCH

Melbourne

Federer-Djokovic, chapitre 45

Toujours aussi impressionnant, le Bâlois s’est qualifié pour sa 12e demi-finale australienne en éliminant Tomas Berdych (7-6, 6-2, 6-4). Sans surprise, il retrouve le numéro un mondial. Le bilan de leur confrontations est de 22 à 22

Roger Federer n’a pas vu le temps passer, ni ses matchs. « Je suis surpris d’être déjà demi-finale, sourit-il. Les deux dernières semaines se sont déroulées très rapidement et j’ai l’impression d’avoir laissé très peu d’énergie sur le terrain jusqu’à maintenant. »

Il ne lui a fallu en effet que trois sets encore mardi pour se défaire de Tomas Berdych (7-6, 6-2, 6-4). « C’est quelqu’un qui a pas mal de puissance donc j’étais très content de savoir saisir mes chances quand elles se présentaient. J’ai essayé de jouer agressif, plat et profond pour qu’il soit obligé de  monter la balle et de me permettre de jouer agressif derrière. Ca a bien fonctionné et je suis très heureux car Berdych est un client sérieux, surtout ici à l’open d’Australie. » Le Tchèque s’était en effet hissé en demi-finales les deux dernières années. Mais celui qui porte l’étiquette de « meilleur joueur sans titre en Grand Chelem » n’est pas près de s’en débarrasser. Encore sonné par la défaite à l’heure de la conférence de presse, Berdych n’a pu faire autre chose qu’un aveu d’impuissance face à la machine Federer, toujours aussi bien huilée: « Il a joué de manière très agressive, réalisant de nombreux points gagnants et très peu de fautes directes. Il était juste trop fort. Il joue un tennis de très haut niveau ».  

Un niveau en tous les cas supérieur à celui de leurs deux dernières rencontres en Grand Chelem où Berdych avait pris l’avantage (Wimbledon 2010 et US open 2012). Mais à cette époque-là, d’après Guy Forget, Federer péchait parfois par déficit de concentration dans les moments clés. Ce qui n’est plus du tout le cas. Au contraire, très concentré, le Bâlois parvient à mettre la pression à l’adversaire dans ces moments clés.

Je joue très bien en Grand Chelem en ce moment

Federer promène son allégresse dans les coulisses de la Rod Laver Arena, ne cache pas son bonheur de se qualifier pour sa 12e demi-finale à l’open d’Australie. Un record, encore. « Je suis très satisfait d’être de retour dans le dernier carré ici. Surtout après la déception de mon élimination au 3e tour l’an dernier. Je joue très bien en Grand Chelem en ce moment et c’est forcément ma grande priorité. »

Mais pour décrocher son billet pour la finale et s’offrir une chance d’aller enfin cueillir le 18e sacre qu’il convoite, le numéro 3 mondial devra faire tomber la forteresse Novak Djokovic. Totalement remis de son marathon de dimanche face à Gilles Simon, le Serbe n’a fait qu’une bouchée de Kei Nishikori, balayé 6-3,6-4,6-2.  

22 à 22

Ce sera donc un Djokovic-Federer.  Un roman fleuve du tennis contemporain dont on lira le 45e chapitre jeudi sur la Rod Laver Arena. Avec sur le papier, une équité parfaite puisque le bilan de leur confrontation est de 22 à 22. Mais en Grand Chelem, le numéro un mondial part favori puisqu’il reste sur 4 victoires. La dernière de Federer remontant à Wimbledon 2012. Autant dire que la tâche est colossale mais pas insurmontable. « Il faut le surprendre, et jouer vers l’avant, jouer agressif et ne pas lui laisser de temps, précise le Maître. Contre Novak, il faut jouer juste. Tant que c’est moi qui attaque et qui gère le match, ça va. Ce que je n’accepte pas, c’est d’être mauvais sur ses deuxièmes balles, là je dois mieux faire. Il faut que je me concentre un maximum sur ses jeux de service. » Roger Federer voit là une ouverture possible. « Parce qu’il te laisse quand même jouer.  Ce n’est pas un méga-serveur. Certes, il est très très fort dans tout ce qu’il fait mais il te permet quand même de jouer. Ce qui est positif car j’aime bien avoir un peu de temps. Ce n’est que quand il est mené et qu’il prend le dessus, qu’il commence à jouer plus agressif et augmente la cadence comme les joueurs plus rapides. » Donc, le Maître sait ce qu’il lui reste à faire…

De son côté, Novak Djokovic, très en confiance après sa démonstration face au Japonais, est conscient qu’il n’aura pas droit à l’erreur : « Roger joue extrêmement bien. Nous avons disputé deux finales de Grand Chelem l’an dernier. Son jeu est tel qu’il te force à être à ton meilleur niveau.  C’est un joueur très complet. Depuis un petit moment, il monte davantage au filet, raccourcit les échanges, varie énormément en revers. Il est offensif mais défend aussi incroyablement bien. Il met en permanence la pression sur l’adversaire. Face à lui, il faut être concentré, dur et en permanence sur ses gardes. Ce match sera un gros challenge pour l’un et l’autre. » Un 45e chapitre qui promet d’être palpitant.  


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