Roger Federer s’est qualifié en battant 6-3 7-6 Fernando Verdasco (no 10), l’homme qui fut tout près de renvoyer Rafael Nadal à ses études à Melbourne. Face au gaucher madrilène, Roger Federer a rendu une copie parfaite jusqu’à 6-3 4-1. Mais après avoir survolé son sujet pendant un set et demi, il devait concéder à deux reprises son service pour se retrouver contraint de sauver deux balles de set à la relance à 6-5.

Le scénario de ce deuxième set a quelque peu irrité le Bâlois. «Je n’ai sans doute pas livré le match de ma vie, lâchait-il. Même si j’estime avoir été solide dans l’ensemble, je ne peux pas être entièrement satisfait». La présence de Darren Cahill, le coach qu’il avait souhaité engager, dans le box de… Verdasco l’incite peut-être à trop noircir le tableau. L’Australien collabore actuellement avec le Madrilène. Mais il ne s’agirait, assure-t-on dans le camp du joueur, que d’une opération ponctuelle qui ne se prolongera pas au-delà du tournoi de Miami.

C’est donc avec le seul concours du fidèle Severin Lüthi que Roger Federer préparera sa demi-finale contre Murray. Depuis sa défaite en finale de l’US Open, l’Ecossais a battu Roger Federer à Madrid, Shanghai et Doha après avoir, à chaque fois, perdu le premier set. «C’est étrange, remarque le Bâlois. Je perds rarement une partie après avoir mené une manche à rien. J’ai, certes, battu Murray dans notre match le plus important à New York, mais je dois avouer que je n’ai pas encore trouvé toutes les clés de son jeu».

Titré à Doha et à Rotterdam mais éliminé à Melbourne par Verdasco, Andy Murray est venu dans le désert californien sans nourrir de très grandes ambitions. Un méchant virus ne l’a-t-il pas affaibli ces dernières semaines? «Je voulais seulement disputer quelques matches à Indian Wells pour me remettre dans le rythme avant Miami, souligne l’Ecossais. Je ne pensais pas aller aussi loin dans le tableau». Victorieux 7-5 7-6 d’Ivan Ljubicic en quart de finale, Murray a gagné ses quatre premiers à Indian Wells sans égarer le moindre set.