Football

Femmes au bout de la guerre des nerfs

Une semaine après une grève générale qui a paralysé le championnat espagnol, les joueuses de la Liga Iberdrola ont obtenu satisfaction et retrouvé les terrains. Avec des perspectives différentes mais un même objectif: obtenir des conditions de travail décentes

C’était il y a huit mois au Metropolitano de Madrid: 60 000 spectateurs pour Atlético-Barça, les deux meilleures équipes de la Liga Iberdrola. Un record du monde pour le football féminin. L’Espagne, une fois de plus, semblait à la pointe sur le terrain du sport et du féminisme. C’était samedi après-midi à Valdebebas, au nord-est de Madrid: une sorte de huis clos à la Ciudad Real Madrid, le centre d’entraînement ultra-sécurisé du Real. A peine 200 spectateurs pour voir les filles du CD Tacon – un club racheté par le Real Madrid, mais juste trop tard pour changer de nom cette saison – affronter celles de la Real Sociedad. Un seul guichet. Entrée gratuite pour les socios (membres), interdite pour les autres, sauf si invité par un socio. «Ici, c’est un cadre familial», justifie le caissier.

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