Chefs-d’œuvre en péril (5/6)

A Feyenoord, la star, c’est De Kuip

Premier (Coupe des clubs champions 1970) et dernier (Europa League 2002) club néerlandais vainqueur sur la scène internationale, Feyenoord Rotterdam vit dans l’ombre de l’Ajax et du PSV. Seules la ferveur de son stade et la fidélité de ses supporters demeurent inégalables

Durant la phase de poule de la Ligue des champions, Le Temps rend visite à six anciens vainqueurs de la plus prestigieuse compétition européenne de clubs aujourd'hui tombés dans le rang, pour différentes raisons.

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Il y a trois visites par jour, six jours par semaine sauf en cas de match, et le rendez-vous est fixé devant l’une des deux boutiques qui déclinent des produits dérivés dans toutes les tailles et pour tous les âges. Ce matin-là, une famille avec quatre enfants, un couple de retraités et deux adolescents ont payé une dizaine d’euros en moyenne pour visiter ce qui est un peu chez eux: De Kuip, le stade de Feyenoord Rotterdam. «Les fans viennent plus que les touristes. Il y a tout le temps du monde, au moins quelques personnes. On n’annule jamais», souligne sans s’en étonner Wim, le guide, la soixantaine émaciée par le rude vent du nord.

La veille au soir, Feyenoord a fait match nul contre Young Boys (1-1) en phase de poule de l’Europa League. Un moindre mal pour une équipe en crise, douzième seulement de l’Eredivisie et humiliée dix jours plus tôt à Amsterdam par l’Ajax (4-0). L’entraîneur Jaap Stam a plaidé coupable et Dick Advocaat a été chargé de défendre cette cause perdue. Les employés du stade tentent de balayer ce souvenir dans le rugissement des souffleuses électriques. Sur un siège traîne un exemplaire de Stadion Sport Nieuws, un programme de match non officiel vendu aux abords de De Kuip.