Le 4e salon Football-Expo a fermé ses portes jeudi après-midi. «Cette édition 2001 a confirmé que nous atteignons nos objectifs initiaux avec une croissance régulière dans les deux activités, aussi bien au niveau du salon que du symposium. Les deux volets sont indissociables et remarquablement complémentaires. L'avenir du football se construit à la fois autour des réflexions, des échanges et des initiatives des clubs, ligues, fédérations et confédérations», a souligné Jean-Marc Presti, le responsable de la manifestation.

Alors que le salon était envahi de visiteurs (le stand Zinedine Zidane – où les deux frères de l'international français, Nordine et Farid, ont fait la promotion du site Internet du champion du monde – a été l'un des plus prisés), le symposium a permis à la Fédération internationale de football (FIFA) et à l'Union européenne de football (UEFA) de présenter leur dernier rapport en matière de transferts.

Ainsi, le groupe de travail FIFA-UEFA a fait savoir que le rapport mis à jour – qui sera présenté le 5 février à Zurich à un groupe de travail élargi comprenant toutes les composantes de la famille du football – comprendrait pour la première fois la notion «de sanction sportive». La task force des instances du football mondial a dû travailler sur une corde raide pour arriver à trouver un compromis permettant de respecter d'un côté les principes du Traité de Rome sur la libre circulation des personnes et la libre concurrence, tout en garantissant un minimum de stabilité pour le respect des contrats signés par les joueurs.

Résultat des débats, une «sanction sportive» (laquelle pourrait aller jusqu'à un an de suspension) pourrait être infligée à un joueur qui romprait son contrat avant d'en avoir accompli au moins la moitié de la durée prévue. Des points de pénalité pourraient également être infligés aux clubs ayant cherché à débaucher un joueur sous contrat. Ce type de sanction, analyse-t-on de sources proches de la FIFA, serait justifié par la spécificité de l'activité footballistique par rapport à d'autres professions, dans la mesure où une rupture unilatérale d'un contrat pénalise un club et porte ainsi atteinte à l'équité d'une compétition.

Convaincre le FIFpro

Pour que ce projet voie le jour, il faudra dans un premier temps convaincre le syndicat des joueurs professionnels (FIFpro). Une tâche qui s'annonce difficile. En cas d'approbation lors de la réunion du 5 février à Zurich, ce document de travail actualisé serait ensuite transmis au commissaire européen Mario Monti, une semaine avant la réunion du 16 février à Bruxelles entre la task force et l'UE.

LT/AFP