Ce 11 septembre 2021, la finale du simple dames de l’US Open opposera à New York deux joueuses nées après les attentats. La Canadienne Leylah Fernandez, 19 ans, et la Britannique Emma Raducanu, 18 ans, racontent une autre histoire, à la fois plus moderne et assez intemporelle: celles des jeunes prodiges du tennis féminin.

Elles ne sont, ensemble ou séparément, ni les premières, ni les plus précoces, ni les plus titrées. A l’âge de Fernandez, Monica Seles comptait déjà sept titres majeurs et Steffi Graf réussissait le Grand Chelem. A celui de Raducanu, Martina Hingis avait presque déjà sa carrière derrière elle. En 1997, Venus Williams et elle avaient 17 ans lors de leur finale à l’US Open. C’était à une autre époque, pas forcément moins concurrentielle mais pleine d’abus, ce qui obligea la WTA à hausser l’âge minimum autorisé pour jouer sur le circuit professionnel.