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La déception des Suissesses, Martina Hingis (à g.), Belinda Bencic et Viktorija Golubic, réconfortée par Timea Bacsinszky, dimanche 23 avril à Minsk.
© AP Photo/Sergei Grits

Fed Cup

Pas de finale de Fed Cup pour l’équipe de Suisse

La Biélorussie s’impose 3-1. Comme l’an dernier, les Suissesses échouent en demi-finale de Fed Cup

La Suisse est allée en finale de Fed Cup en 1998. Elle court depuis après une nouvelle chance. L’an dernier face à la République tchèque et cette année en Biélorussie, elle a eu la possibilité d’y parvenir mais elle a manqué ces deux occasions. En 2016, les protégées de Heinz Günthardt affrontaient pourtant à Lucerne des Tchèques privées de leurs deux meilleures joueuses et à Minsk, c’est la numéro 1 locale Victoria Azarenka qui était absente. A l’exception de l’inusable Martina Hingis, la formation helvétique est encore jeune et il faut juste espérer qu’une nouvelle chance s’offrira prochainement.

Vraies occasions manquées

Avant la rencontre, Timea Bacsinszky, leader de l’équipe de Suisse de Fed Cup, avait déclaré que cette épreuve pouvait la transcender, elle-même comme ses coéquipières. Tel n’a pas été le cas à Minsk. Ce sont plutôt les Biélorusses qui ont évolué à un niveau nettement supérieur à leur classement WTA (96e pour Aliaksandra Sasnovich et 125e pour Aryna Sabalenka), notamment grâce au soutien d’un public entièrement acquis à leur cause mais fair-play dans l’ensemble. Même si les spectateurs étaient moins nombreux que ce que la fédération biélorusse avait annoncé, ils ont semblé apporter le petit plus qui a permis à leur pays d’accéder pour la première fois de son histoire à la finale de la Fed Cup.

Dans le bilan général de cette demi-finale, les regrets concernent à coup sûr principalement Viktorija Golubic. La 54e joueuse mondiale, qui avait remporté ses deux simples contre les Tchèques à Lucerne l’an dernier, a cette fois perdu à deux reprises en trois sets en ne profitant pas de situations favorables. Samedi dans la troisième manche face à Aliaksandra Sasnovich, elle a eu quatre balles pour mener 4-2 et une pour mener 5-3. Dimanche, le scénario s’est renouvelé contre Aryna Sabalenka avec chaque fois une occasion manquée de se détacher sur les mêmes scores. Il n’est évidemment pas sûr que l’issue de ces deux matchs aurait été différente si la Zurichoise s’était montrée plus opportuniste mais cela aurait à coup sûr ébranlé quelque peu l’assurance des Biélorusses.

De huit à seize équipes en 2018

A l’origine du succès de ces dernières, il y a naturellement Aliaksandra Sasnovich, victorieuse de ses deux simples et dont le parcours est un peu par hasard lié à la Suisse. C’est face à cette nation qu’elle a effectué ses débuts en Fed Cup en 2012 à Yverdon-les-Bains. A l’époque, elle s’était inclinée en trois sets face à Timea Bacsinszky. A Minsk, elle a su prendre sa revanche en s’appuyant sur une confiance acquise entre autres il y a dix jours à Bienne, où elle a atteint les demi-finales après avoir passé par les qualifications.

Sa trajectoire rappelle quelque peu celle de Belinda Bencic, qui avait aussi basé son brillant début de carrière sur de bons résultats réalisés en Fed Cup. Pour la Suisse, il est important que la Saint-Galloise recouvre ses moyens afin d’avoir encore plus de chances de victoire finale dans une compétition dont le groupe pourrait passer de huit à seize équipes l’an prochain.

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