Football

Finalement, c'est bien l'heure de Zidane

L'ancien meneur de jeu des Bleus, qui entraînait la Castilla, a été promu à la tête du Real Madrid. Il remplace Rafael Benitez, destitué.

L'adage est répété jusqu'à l'écoeurement, mais c'est qu'il est souvent vrai: en football, tout peut aller très vite. Le 18 décembre dernier, Florentino Pérez se montrait péremptoire sur les ondes de la radio espagnole Cadena Ser: «J'ai de l'adoration pour Zidane, il a été mon joueur le plus emblématique. Il sera sûrement un jour un grand entraîneur, et de plus, il sera sûrement l'entraîneur du Real Madrid, mais ceci étant dit, ce n'est pas pour aujourd'hui.» Moins d'un mois plus tard, après les Fêtes de fin d'année et un ultime match nul concédé contre Valence (2-2), le président madrilène a pourtant offert à l'ancien meneur de jeu des Bleus - qui dirigeait la réserve du club - les clés de la première équipe, et de sa première équipe majeure comme entraîneur principal.

En football, tout peut aller très vite. Rafael Benitez n'entraînait le Real Madrid que depuis juin 2015, mais il n'a pas tardé à être contesté. Le 21 novembre, les Merengue étaient giflés par Barcelone à domicile (0-4). Ce n'était que la deuxième défaite de la saison, mais par son ampleur et parce qu'elle était concédée contre les Catalans, c'était déjà celle de trop pour bien des supporters. «Le Bernabeu réclame des têtes», titrait Marca le lendemain. Le nom de Zidane commençait à circuler, mais l'intéressé ne se disait «pas pressé» de prendre les rênes de l'équipe, tandis que Florentino Pérez ne manquait pas une occasion de réaffirmer sa confiance à Rafael Benitez. Le 18 décembre, il martelait que son entraîneur était «la solution, pas le problème».

Sur le plan comptable, il n'y a pas d'incendie à la Maison Blanche. En championnat, le Real Madrid ne compte que quatre points de retard sur le rival local (l'Atlético) et un seul sur le rival absolu (le Barça). Mais le club veut absolument éviter une seconde saison sans titre majeur. C'est dire la pression qui pèsera sur les épaules de Zinédine Zidane. Son incroyable carrière et son aura en ont fait un candidat idéal au poste, mais seuls les résultats lui permettront d'y rester. Il a l'avantage de parfaitement connaître le club pour y avoir évolué comme joueur (2001-2006, une Ligue des champions, une Liga) puis comme membre de l'encadrement (dès 2009), et d'être un protégé du président. Pendant sa carrière de joueur, Zinédine Zidane, 43 ans aujourd'hui, s'est forgé un des plus beaux palmarès du football français. Il a notamment remporté la Coupe du monde 1998 et l'Euro 2000.

 

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