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D’ordinaire, ce qu’un président de fédération veut, il l’obtient. Dans ce cas présent, la réforme se heurte à des difficultés.
© Jean-Francois Badias/AP

Tennis

Finales de Coupe Davis et Fed Cup: Genève attendra

La Fédération internationale de tennis préfère attendre une année avant de soumettre au vote son projet de «Coupe du monde de tennis». L’opposition des joueurs a pesé

Genève n’organisera pas les finales de Coupe Davis et Fed Cup en novembre 2018, comme la Fédération internationale de tennis (ITF) l’espérait. Un mois après l’annonce du choix, pour trois ans, du site de Palexpo comme cadre unique des finales du nouveau format de la «Coupe du monde du tennis», l’ITF préfère temporiser.

Dans la liste des réformes de la Coupe Davis et de la Fed Cup qui seront soumises au vote lors de son assemblée générale le 4 août à Hô-Chi-Minh-Ville, l’ITF a retiré le point relatif à l’organisation des finales de Fed Cup et de Coupe Davis sur un même terrain neutre. Ce n’est pas Genève qui est en cause, mais le projet en lui-même.

Lire aussi: Le tennis mondial veut jouer à Palexpo

Une année pour convaincre

«Nous nous donnons une année supplémentaire afin d’établir un consensus autour de ces finales, preuve que nous n’agissons pas unilatéralement et que nous écoutons toutes les parties prenantes pour trouver la meilleure solution», souligne le président de l’ITF, David Haggerty, dans un communiqué. Une task force va désormais se pencher sur ce dossier.

D’ordinaire, ce qu’un président de fédération veut, il l’obtient. Dans le cas présent, la réforme se heurte à deux difficultés. Tout d’abord, la nécessité d’obtenir une majorité qualifiée (deux tiers des suffrages exprimés). A Wimbledon, de nombreux observateurs nous ont indiqué qu’un vote serait très incertain.

La fronde des joueurs

L’autre écueil, c’est l’opposition des joueurs. Toujours à Wimbledon, le Français Gilles Simon, membre du Conseil des joueurs, l’a clairement exprimée le 4 juillet en conférence de presse. «Nous avons écrit à David Haggerty pour lui dire qu’on n’approuvait pas la finale en terrain neutre. Selon nous, l’un des atouts de la Coupe Davis, c’est l’ambiance. Gagner chez soi, cela permet de se projeter, c’est aussi ce qui fait que tu vas au Japon, en Australie, en Argentine. On enlève une des grandes forces de cette compétition; on va voir ce qui va rester.»

Les grands joueurs seraient plus crédibles s’ils disputaient effectivement la Coupe Davis. Cette saison, lors du premier tour, seul Novak Djokovic a participé. Et rien n’indique que les Anglais qui étaient 4000 à Gand en 2015 pour la finale Belgique-Grande-Bretagne ou les Argentins qui ont enflammé Zagreb en 2016 lors de Croatie-Argentine ne feraient pas le déplacement à Genève. Mais sans doute l’ITF, qui pèse peu de poids face aux Big Four ou aux organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem, a-t-elle préféré la négociation au passage en force.

A noter enfin que le projet de passage des matches de trois à deux sets gagnants pour les rencontres de Coupe Davis a été maintenu à l’ordre du jour de l’assemblée du 4 août. Cette mesure, bien plus problématique à nos yeux que la tenue des finales sur terrain neutre, sera donc débattue et peut-être votée, pour une éventuelle mise en place en 2018.

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