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Le «fist pump», une autre histoire du tennis

Actionner frénétiquement un poing serré après un point fait partie de l’arsenal du joueur moderne, hommes et femmes confondus. Mais d’où vient ce geste et à quoi sert-il? Cours d’histoire avant la finale Nadal-Djokovic dimanche

C’est l’histoire d’une disparition. Prenez des affiches de tournois, des programmes de matchs, des couvertures de livres, des posters, tout ce qui contribue à forger dans l’imaginaire du public l’image du joueur de tennis. Souvent (53 fois sur les vignettes de présentation des 50 meilleurs joueurs et des 50 meilleures joueuses de l’Open d’Australie dans le programme officiel), la raquette n’y figure pas. A la place, un poing dressé. Serré. Un joueur de tennis, ce n’est plus (ou de moins en moins) quelqu’un qui tient une raquette, mais quelqu’un qui serre le poing.

Peu de sports sont aussi identifiés à un geste que le tennis l’est à ce mouvement de bas en haut de l’avant-bras que les Anglo-Saxons appellent le «fist pump» (la pompe à poing). Pour la légende en dessous de l’image, il y a le choix des langues: «Come on», «Vamos», «Allez», «Davaï» et même «Chum Jetz», mais la gestuelle est universelle, sans distinction de genre. Et alors? Eh bien, au risque de surprendre, cela n’a pas toujours été le cas.