«Je suis déjà nerveuse, mais tout est si extraordinaire ici à Vancouver...» Florence Schelling, gardienne de l’équipe de Suisse féminine de hockey sur glace, a la banane. Dans une université a Boston depuis deux ans, la Zurichoise a l’occasion de pratiquer son sport autrement qu’en hobby marginal. «En Suisse, peu de gens savent que le hockey féminin existe», rigole la Zurichoise. «En Amérique du Nord, quand je dis que je fais du hockey, les gens n’ouvrent pas de grands yeux. Ils s’intéressent.»

Florence Schelling, pimpante, ne s’énerve pas. Elle constate. Et souhaite que les joutes olympiques modifient la donne: «C’est génial d’avoir un peu de publicité. J’espère que les gens vont profiter de ce tournoi pour nous découvrir et montrer davantage de respect au hockey féminin.»

Le tournoi olympique réunit huit équipes. Officiellement, la Suisse vise un «Top 6». Dans son groupe, elle devrait perdre contre le Canada et battre la Slovaquie. Une grande partie de la qualification pour les demi-finales se jouera donc dès l’entame, samedi face à la Suède.