Né le 12 mai 1990 au Brésil, adopté par un couple de Français, Florent Amodio commence le patinage à 4 ans, repéré par un entraîneur de Cergy-Pontoise. Il est aujourd’hui coaché par Bernard Glesser, Didier Manaud et Nikolai Morozov. Il a réussi cette saison deux podiums en Grand Prix. A Berne, il a dépassé Brian Joubert, 2e, admirable de combativité et d’intensité dramatique, une fois n’est pas coutume. Et le Tchèque Thomas Verner. A noter la 22e place du Genevois Laurent Alvarez, et la 24e du Valaisan Stéphane Walker.

Florent Amodio a encore prouvé à Berne qu’il n’a pas son pareil pour enflammer le grand public saucisse-frites - ou plutôt plateau-télé. Son show en finale, samedi soir, a mis le public en transes. Fait plus affligeant, il a aussi conquis les juges, malgré son manque de quad, ses petites erreurs, des transitions faibles, de longs moments de récupération à peine masqués par toute une gestuelle de moulinets de bras et de déhanchés sur du Michael Jackson. Un sommet de vulgarité tirant du côté de la soirée TF1 plutôt que de la glisse et du beau geste technique. Dommage pour Florent Amodio, qui est un danseur né. Si, comme on le lit, Amodio est l’avenir du patinage masculin, celui-ci risque bien de dégringoler dans le fossé du spectacle de gogo-boy. Plushenko, Lambiel, Yagudin, au secours!