Si Novak Djokovic ne remporte pas l’US Open dimanche, ce ne sera pas parce que sa balle a croisé la gorge d’une juge de ligne comme l’an dernier. Il n’y en a pas cette année à l’US Open. Et s’il n’y en a pas, ce n’est pas de la faute de Novak Djokovic (qui avait été disqualifié après cet incident) mais celle du Covid-19, des mesures qu’il impose et du provisoire qu’il permet de faire durer.

Il n’y a aucun juge de ligne à l’US Open. C’était déjà le cas en février à l’Open d’Australie mais Melbourne était sous quarantaine et la réduction du nombre de personnes présentes autour des courts, spectateurs ou officiels, était clairement une décision sanitaire. A Paris pour Roland-Garros, puis à Londres pour Wimbledon, les juges de ligne étaient de retour, costume officiel et lexique monosyllabique. «Faute!», «Out!». L’an dernier, l’US Open, qui s’était déroulé à huis clos, ne les avait conservés que sur les deux courts principaux. Cela avait suffi à Djokovic pour, dans un moment d’énervement, frapper une balle qui toucha Laura Clark, une juge de ligne venue d’Owensboro, dans le Kentucky.