Tiger Roll sera-t-il capable de remporter, ce samedi, le Grand National pour la deuxième fois consécutive, exploit qu’aucun cheval n’a réussi depuis Red Rum en 1973 et 1974? Pour son jockey Davy Russell, c’est une question à 561 300 livres sterling, soit la somme promise au vainqueur. Mais cet Irlandais de 39 ans est loin d’être le seul à y avoir un intérêt financier. Quinze millions de Britanniques (soit environ un adulte sur quatre) misent quelques pounds lors de cette course hippique disputée sur le circuit d’Aintree, à Liverpool.

Le Royaume-Uni est passionné par les paris sportifs. Il suffit pour s’en convaincre de compter, lors d’une balade au centre d’une ville anglaise, le nombre d’échoppes de bookmakers, ou de lire les rapports alarmants d’associations luttant contre l’addiction au jeu. Selon des chiffres officiels, les paris sportifs représentaient entre octobre 2016 et septembre 2017 des revenus d’environ 2 milliards de francs, dont 786 millions provenaient du football et 569 millions des courses de chevaux.