Coupe du monde féminine

Football: chez les femmes, le physique compte

Le premier tour de la Coupe du monde féminine montre une domination des nations européennes et nord-américaines, plus professionnalisées et plus en avance sur le plan athlétique

Depuis le 7 juin, nous avons appris à vivre à l’heure des matchs de la Coupe du monde féminine de football. Par curiosité d’abord, intérêt ensuite, passion enfin. Il ne manquait que cela au football joué par les femmes: des matchs à la télévision, des stades pleins (ou correctement remplis), une réalisation qui magnifie plus qu’elle ne stigmatise. Il fallait aussi des histoires belles, fortes, édifiantes ou émouvantes, sur les joueuses et leur entourage, leur histoire, leurs combats, pour mieux connaître cet univers, lancer un courant, créer une sympathie.

En France (10 millions de téléspectateurs en moyenne pour les Bleues sur TF1), mais aussi en Italie, en Angleterre, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, au Chili et au Brésil, les retransmissions des rencontres de l’équipe nationale battent des records d’audience. Le grand public apprécie le spectacle, et plus encore la dévotion, la fraîcheur et la sincérité avec lesquelles il est interprété. Au fil des matchs, le regard s’est habitué, l’esprit s’est progressivement délesté de cette manie de toujours vouloir mettre en parallèle.