A la reprise des compétitions de football après la pandémie de coronavirus, la FIFA, anticipant un rythme très soutenu de matchs et un risque accru de blessures, a autorisé les équipes à pratiquer cinq changements de joueurs par match jusqu’à la fin de l’année 2020. Cette mesure d’exception vient d’être prolongée pour au moins sept mois, jusqu’au 31 juillet 2021.

Changements par bloc?

Avec l’aval zélé de l’International Board – historique «gardien» des lois du jeu devenu simple chambre d’enregistrement des désirs de la FIFA –, les cinq remplacements pourront être utilisés lors de la prochaine saison et même lors du tournoi olympique des Jeux de Tokyo et durant l’Euro 2021. La FIFA justifie cette décision par le fait que ses compétitions seront probablement encore affectées par la crise sanitaire en 2021. Elles le seront certainement par cette possibilité qui avantagera les équipes et les sélections les mieux dotées en joueurs de talent et qui préfigure peut-être l’avènement de changements par bloc offensif ou défensif.

Le remplacement d’un joueur n’a été autorisé qu’en 1958, d’abord uniquement sur blessure puis sans justification en 1967. Un deuxième remplacement est apparu en 1976, un troisième en 1995. En 2018, la FIFA ajoutait un quatrième changement en cas de prolongations. Le cinquième n’est définitivement plus très loin. Le rugby, qui autorise sept changements, n’est plus le même sport depuis qu’il permet de changer la moitié d’une équipe.