Un bienveillant lieu commun répète que dans sa version féminine, le football est plus ouvert et plus porté vers l’attaque qu’en version masculine. Qu’en est-il vraiment? Il existe un moyen objectif pour en juger: lors de chaque compétition internationale, un panel d’experts mandatés par la FIFA ou l’UEFA observe les grandes tendances et consigne l’évolution du jeu dans un rapport technique.

Celui rédigé à la suite de l’Euro 2017 aux Pays-Bas constate d’abord le faible nombre de buts marqués: 2,07 par match avant la très spectaculaire mais peu représentative finale (4-2). C’est moins qu’en 2013 (2,24), où l’on avait déjà noté une baisse de 25% par rapport à 2009 (3,00). Ce phénomène a été confirmé l’an dernier lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans, la moins prolifique de ces vingt dernières années.