Personne ne commence le football pour la vie de vestiaire, mais c’est peut-être pour la vie de vestiaire que l’on s’accroche au football. C’est en quelque sorte le postulat du cinéaste zurichois Michele Cirigliano, qui tape lui-même dans le ballon depuis près de quarante ans. Il a posé sa caméra dans le sas, commun à toutes les équipes, qui sépare le monde extérieur du terrain, ce lieu où l’émotion surgit brute et embaume l’air comme les pommades de massage et le thé noir.