Les visages des stars du football modélisés à la perfection en virtuel sont un argument de vente majeur pour les deux grands éditeurs de jeux vidéo, Electronic Arts (FIFA) et Konami (PES), dans un monde bien réel. Fidèle à ses habitudes et à son style, Zlatan Ibrahimovic a mis les pieds dans le plat en novembre dernier: «Quelqu’un fait des bénéfices sur mon nom et mon visage sans aucun accord depuis toutes ces années. Il est temps d’enquêter.»

Aussitôt, Gareth Bale appuyait la requête du Suédois sur Twitter: «Intéressant… qu’est-ce que la FIFPro?» Les attaquants de l’AC Milan et de Tottenham jouaient leur carte personnelle, ou plutôt celle de leurs agents. «La FIFA travaille à une refonte de la commission des agents, avec notamment un plafonnement des commissions. Ça ne plaît pas à Mino Raiola, qui a conseillé à Ibrahimovic de mettre un petit coup de pression à la FIFA via ses accords avec Electronic Arts et la FIFPro», indique une source. L’agent de Bale, l’Anglais Jonathan Barnett, se présentait l’an dernier dans le quotidien sportif espagnol As comme «très proche de Mino, […] un très bon ami». Si les deux joueurs ont prêché pour les intérêts de leur paroisse, il reste intéressant de comprendre comment le droit à l’image collective des joueurs de football est cédé aux entreprises de jeux vidéo.