Difficile de ne pas repenser à cette scène mythique de la dernière Laver Cup, en février 2019 à Genève, avec Rafael Nadal et Roger Federer remontant les bretelles d’Alexander Zverev à grands coups de conseils et de gros mots, alors que l’Allemand est aujourd’hui l’un des deux derniers joueurs à pouvoir encore empêcher Novak Djokovic de remporter l’US Open et de réussir un historique Grand Chelem qui chasserait définitivement Nadal et Federer du livre des records.

Dix-huit mois plus tard, Roger Federer et Rafael Nadal sont forfaits à Flushing Meadows et l’on ne peut que spéculer sur la nature du regard – inquiet, admiratif ou indifférent? – qu’ils portent au destin de Novak Djokovic. Zverev lui, a appris à voler de ses propres ailes. Longtemps considéré comme un éternel espoir du tennis mondial alors qu’il n’a que 24 ans, il a brutalement changé de dimension depuis en atteignant quatre fois le stade des demi-finales en Grand Chelem, et même une finale ici l’an dernier (perdue face à Dominic Thiem). Il est surtout devenu champion olympique le 1er août à Tokyo en sortant en demi-finale un Djokovic qui semblait intouchable.