Max Verstappen sera peut-être à nouveau sacré champion du monde de formule 1 dès ce dimanche, à Singapour, alors qu’il restera encore cinq courses à disputer. Pour classer l’affaire, il doit prendre 22 points à Charles Leclerc, 13 à Sergio Pérez et 6 à George Russell. Autrement dit: il s’agit pour lui de terminer en tête tandis que Leclerc finirait neuvième ou au-delà, et Perez quatrième ou au-delà.

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Oui, à ce stade, l’affaire reste soumise à de savants calculs. Mais ce ne sera pas le cas très longtemps, tant le pilote néerlandais domine un championnat dont il a remporté 11 des 16 Grand Prix. Qu’il semble loin, le dénouement de la saison 2021, quand Max Verstappen et le septuple champion du monde Lewis Hamilton avaient commencé la dernière course à égalité de points. A Abu Dhabi, le jeune outsider avait alors su profiter d’une intervention de la voiture de sécurité pour changer de pneus, revenir sur son glorieux rival et finir par le doubler pour décrocher son premier titre.

Conditions difficiles

Le second se dessine depuis longtemps. Reste à connaître le lieu du sacre. Avec sa course nocturne, son circuit urbain intraitable et ses conditions physiques extrêmes, Singapour et ses gratte-ciel offriraient un cadre spectaculaire pour un nouveau couronnement de Verstappen, qui n’a encore jamais gagné sur le circuit de Marina Bay. Mais le Néerlandais «ne pense pas vraiment au championnat». Il préfère «prendre course après course» car, rappelle-t-il, «il n’y a pas d’urgence».

C’est un euphémisme. S’il ne concrétise pas cette première occasion de titre dans la cité-Etat, il pourra mettre un terme définitif au (faux) suspense au Japon dès la semaine prochaine… Pas sûr que la pression submergera le pilote, qui fête ses 25 ans vendredi, en cette quinzaine asiatique.

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Singapour est en tout cas fin prêt à retrouver la catégorie reine du sport automobile, qui revient en Asie après deux saisons d’absence pour cause de pandémie de Covid-19. Pour les pilotes, ce sera l’occasion de retrouver un Grand Prix des plus exigeants, en raison avant tout du climat tropical. Dans la fournaise, coupé du vent par les buildings alentour, le tracé cadencé par 23 virages et de courtes lignes droites offre peu de répit aux pilotes pour qui, cerise sur le gâteau, la visibilité est réduite par le départ en nocturne.

Un record pour Alonso

Max Verstappen sait tout des difficultés qui l’attendent. «L’humidité est éprouvante pour le corps et il est très difficile de faire un tour parfait à cause des virages serrés et de la proximité des murs», retrace le Néerlandais, qui n’oublie pas «les nombreuses voitures de sécurité» qui sont intervenues lors de chacune des 12 courses à Singapour depuis 2008.

Cette année-là, c’est Fernando Alonso qui avait, le premier, gagné ici, une victoire entachée de tricherie: son coéquipier Nelson Piquet Jr s’était rendu coupable d’un accident volontaire pour le favoriser, un épisode entré dans l’histoire sous le nom de «Crashgate». Dimanche, l’Espagnol double champion du monde (2005-2006), et toujours là à 41 ans, établira un nouveau record en disputant son 351e Grand Prix, dépassant le Finlandais Kimi Raikkonen.