Dans un stade de Croke Park comble (72 000 spectateurs), le combat attendu a bien eu lieu. L’Irlande et son jeu très vertical, privilégiant les longues balles aériennes, ont forcé les Français à se battre. Les duels, fréquents, ont plus rappelé la rudesse des docks que la douceur des vertes prairies de l’île.

La récompense logique tombait à la 72e lorsqu’Anelka, bien démarqué par Gourcuff, prenait sa chance de 20 mètres. Le tir du joueur de Chelsea était dévié hors de portée de Given par St Ledger.

Brouillons mais volontaires, les joueurs de Giovanni Trapattoni se ménageaient également quelques opportunités. La plus nette échouait à Robbie Keane. L’attaquant de Tottenham profitait d’une balle flottante mal négociée par Alou Diarra pour mettre Lloris au défi (28e). Sur cette action, le milieu bordelais touchait le ballon de la main sans que l’arbitre allemand Felix Brych ne bronche. L’homme en noir allait également refuser un penalty à la France lorsque Given crochetait Evra dans la surface (69e).

Mercredi au Stade de France, l’équipe de Raymond Domenech pourra se contenter d’un match nul. Pour sa part l’Irlande et ses fidèles supporters tenteront de réaliser un miracle à Saint-Denis. La marée verte est en route vers Paris.

Pour sa part, le Portugal a eu beaucoup de chance de s’imposer 1-0 contre une surprenante équipe de Bosnie-Herzégovine en match aller des barrages en vue de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Les Bosniaques de Miroslav Blazevic ont tiré trois fois sur les montants. Les Portugais ont marqué à la 31e sur une tête piquée de Bruno Alves, laissé seul au deuxième poteau sur une des rares approximations de la défense bosniaque.

Tout reste ouvert aussi dans les autres barrages. Peu inspirée, la Grèce n’a pas fait mieux que 0-0 à Athènes contre l’Ukraine, tandis que la Russie remportait une courte victoire (2-1) devant la Slovénie.

Battus deux fois par la Suisse en éliminatoires, les Grecs d’Otto Rehhagel ont séché face à des Ukrainiens qui font désormais figure de favoris pour la qualification avant le match retour mercredi à Donetsk. Andreï Chevchenko et ses coéquipiers ont fait largement jeu égal avec des Grecs diminués par plusieurs absences. Les Hellènes ont cependant eu la meilleure chance de la partie sur un coup de tête de Kyrgiakos dans les arrêts de jeu.

A Moscou, la Russie de Guus Hiddink semblait avoir fait un pas décisif vers la qualification en marquant deux fois par l’ailier d’Everton Bilyaletdinov (40e et 52e) contre la Slovénie. Mais Pecnik, qui venait d’entrer, relançait le suspense en vue du retour mercredi à Maribor en réduisant l’écart de la tête à la 87e.

Les Slovènes, peu dangereux jusque-là dans ce match disputé devant 70 000 spectateurs, s’en sortaient bien. Ils auraient même pu égaliser dans le temps additionnel sans un sauvetage d’Akinfeev sur un tir de Suler.