C’est comme si les deux équipes se regardaient dans un miroir. Depuis la saison 2012-2013, le Bayern Munich et le Paris-Saint-Germain règnent sans partage sur leur championnat respectif. Cette année, après un changement d’entraîneur, leur domination s’est faite moins hégémonique.

Au printemps, les deux clubs demeureront en position de remporter un cinquième titre consécutif et participeront aux huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais à Paris comme à Munich, la crise couve néanmoins et Unai Emery – comme Carlo Ancelotti – se retrouve en première ligne sous le feu des critiques.

Engagé pour remplacer Laurent Blanc et faire entrer l’équipe française dans une nouvelle dimension (c’est-à-dire remporter la Ligue des champions), le Basque peine à convaincre depuis son arrivée en provenance du FC Séville. Lui sont entre autres reprochés ses expérimentations tactiques, sa gestion du groupe et le manque de clarté de son projet de jeu. «On commence un match comme si on avait déjà gagné, c’est un problème de tête, pas de coach», l’a défendu son milieu de terrain Marco Verratti après une étonnante défaite contre Guingamp ce week-end.

Mais il y a les faits. Le PSG ne sera pas champion d’automne. Pour la première fois depuis l’arrivée des investisseurs qataris, il a concédé quatre défaites avant la trêve et risque d’y parvenir décroché. Leader, l’OGC Nice de Lucien Favre compte sept points d’avance et l’AS Monaco trois avant la dernière journée de championnat de l’année. Sous pression, les Parisiens d’Unai Emery reçoivent Lorient ce mercredi à 20h50.