Himalaya 

Fred Roux, pour la beauté du K2

Le guide valaisan Fred Roux a tenté une troisième fois le K2 sans oxygène ni porteur avec Mike Horn cet été. Surpris par l’affluence sur la montagne et contraint de rebrousser chemin, il s’avoue heureux d’avoir pu décoller en parapente à 7500 mètres 

Une obsession? Frédéric Roux incline la tête. Il regarde au loin comme si les passants sur la place du Bourg de Martigny allaient lui donner une réponse. «On peut parler de coup de foudre, peut-être, oui», admet le guide. La première fois qu’il a vu le K2, c’était depuis le camp de base du Broad Peak, en 2007. Deuxième plus haute cime du monde, à la frontière sino-pakistanaise, la montagne de ses rêves se dresse devant ses yeux accoutumés à la vue des cimes. Aussitôt, il la place parmi ses préférées: Cerro Torre, Torres del Paine, Makalu et… K2. Les trois autres ont été gravies, le sommet du K2 demeure pour lui un terrain inconnu. L’évidence, donc, s’installe. Il l’escaladera.

Lire aussi: K2, le dernier 8000 de l’hiver