Avant son élection au Conseil d’Etat valaisan en mars 2017, personne ne connaissait Frédéric Favre. Et puis, en tant que ministre des Sports, il a hérité, après les défections forcées de Christian Constantin et de Jean-Philippe Rochat, du dossier Sion 2026. Cette candidature de la capitale valaisanne aux Jeux olympiques de 2026, le libéral-radical l’a portée à bout de bras, en n’hésitant pas à aller au front. Certains lui reprochent, encore aujourd’hui, d’avoir outrepassé ses fonctions de conseiller d’Etat en devenant un ambassadeur du projet. Lui ne regrette rien. Malgré la défaite dans les urnes, ce dossier lui aura permis de se faire un nom, en Valais et au-delà des frontières cantonales.

«Les citoyens ont pu découvrir ma personnalité avec le dossier des Jeux olympiques, souligne Frédéric Favre. Depuis près d’une année, ils peuvent juger mon travail grâce à d’autres dossiers.» Egalement chargé de la Sécurité et des Institutions, le PLR a mis sur pied une refonte totale des Autorités de protection de l’enfant et de l’adulte. Il a également lancé une réforme profonde de la stratégie pénitentiaire cantonale ou, et il n’en est pas peu fier, nommé la seule femme cheffe de service de l’Etat du Valais.