Epoustouflé. Oui, même un non-marin, qui n’a d’expertise en voile que quelques heures de véliplanchiste ou d’équipier de mini-catamaran au Club Med, ressent un frisson et une vraie émotion lorsque, face à lui, s’offre la structure du nouvel Alinghi. Enorme. Géant. Hors norme.

Au moment de pénétrer sous la tente blanche et que s’offre le secret bien gardé que des apprentis espions ont vainement et maladroitement tenté de percer, on est véritablement subjugué par la taille d’Alinghi. Une envergure, sous cette halle de construction et d’assemblage de 1200 mètres carrés, qu’on ne maîtrise pas du premier regard puisque, lorsque mes yeux se sont posés sur la coque droite du bateau, ma tête a opéré un large mouvement vers la gauche pour chercher l’autre coque. A plus de vingt mètres de distance. Cela frise l’extravagant.

Puis, la surprise surmontée, on évalue la longueur de l’esquif. On apprécie les volumes et on s’étonne presque de la finesse des lignes. Mais ce qui frappe le visiteur, et dès demain tous les passionnés ou curieux, c’est la force et la puissance que dégage ce géant des mers pourtant inerte, là sur le béton.

Cela s’impose si fort à mon esprit que, depuis jeudi, lorsque je parle de ma rencontre avec le nouvel Alinghi, taille maxi, je commets souvent le même lapsus en parlant d’avion…