Les nageurs suisses, qui battent des records nationaux pratiquement à chaque course dans ces Jeux olympiques mais restent loin des premières places, sont bien placés pour en parler: en natation, la concurrence est réellement mondiale. Ainsi, les quatre premiers titres attribués à Tokyo sont allés à quatre continents différents: Amérique (Etats-Unis), Océanie (Australie), Asie (Japon) et… Afrique, avec le surprenant Tunisien Ahmed Ayoub Hafnaoui, champion olympique du 400 m nage libre à seulement 18 ans.

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Une surprise

Si ce fils de basketteur a d’évidentes prédispositions physiques, personne n’aurait imaginé qu’un gamin qui a mis le lycée entre parenthèses cette année pour s’entraîner dans le seul bassin olympique du pays devance les favoris en battant son record personnel de six secondes. Dernier temps des finalistes et placé à la ligne d’eau extérieure (N° 8), Hafnaoui a surpris tout le monde dans la dernière longueur.

Peu habituée à briller aux Jeux, la Tunisie se prend soudainement à rêver, en ce jour de Fête nationale (25 juillet) et au lendemain d’un autre exploit inattendu, la médaille d’argent de Khalil Jendoubi (19 ans) en taekwondo. D’autant que le double champion olympique de nage longue distance, Oussama Mellouli, a finalement décidé de participer après un conflit avec sa fédération. Ahmed Hafnaoui, lui, se concentre déjà sur le 800 m, sa distance de prédilection. Les deux nageurs totalisent déjà trois des cinq médailles d’or olympiques du sport tunisien.