Histoire

A Genève, combien de temps, de la Cup aux lèvres?

A quel moment, et sur quels critères, une nouvelle compétition trouve-t-elle sa légitimité sportive? C’est la question qui se pose en marge de la Laver Cup, dont la troisième édition se déroule jusqu’à dimanche à Genève

Les spectateurs de la Laver Cup entrent dans Palexpo par un tunnel tapissé d’images des premières éditions, Prague 2017, Chicago 2018: John Isner le poing levé, l’équipe «Monde» fêtant Kevin Anderson après un succès en double, Rafael Nadal sautant sur les épaules de Roger Federer. Cette entrée en matière vise un but précis: construire une mémoire collective afin d’ancrer cette nouvelle compétition dans l’histoire du tennis.

C’est un peu artificiel mais nécessaire à la croissance de cette épreuve, présentée il y a deux ans comme «la Ryder Cup du tennis». Jusqu’ici, la Laver Cup est une compétition parfaitement organisée et superbement mise en scène, où les meilleurs joueurs du monde se donnent sans retenue et produisent souvent un excellent spectacle. Alors? Alors, il n’en reste pour l’heure rien, ou pas grand-chose, les semaines, les mois, les années qui suivent. Et le sport est tout autant affaire de récits, de transmission que d’exploits.