Elles font face à 22 juges impassibles, qui de surcroît sont masquées. Silhouettes frêles et graciles qui envoient danser dans les airs des ballons, des cerceaux, des massues. Qui s’enroulent autour d’un ruban, d’une corde à sauter. Se contorsionnent, tendent si bien la jambe qu’elle monte à flanc du visage, emmènent le gros orteil survoler la cambrure du dos puis toucher la base du crâne. Elles sont souples, incroyablement souples. Trop souples? «Tout cela paraît en effet être parfois contre nature», répond Shoshana Panagia, ancienne gymnaste, aujourd’hui coach.

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