Roger Federer fait partie de ces gens qui, lorsque vous les revoyez après plusieurs mois, donnent l’impression d’avoir été quittés la veille. Il est là, sur la terrasse du club-house du Tennis-Club Genève Eaux-Vives dans son survêtement bleu nuit aux parements grenat, et c’est comme s’il était membre du club depuis toujours. Il faut dire qu’il y connaît beaucoup de monde, à commencer par Marc Rosset, qui lui glisse une espièglerie d’écolier en passant. Cela marche presque: Federer, qui répond à une interview télé en allemand, esquisse un sourire, mais poursuit sa phrase.

Rêvée depuis des années, quasiment depuis le retour du tournoi dans la catégorie ATP 250, espérée depuis des mois après sa longue absence des courts et le déplacement d’une semaine de Roland-Garros, officielle depuis son annonce sur Twitter le 18 avril, la présence de Roger Federer au Gonet Geneva Open est devenue réalité le vendredi 14 mai, sur les coups de midi. A quelques jours du début du tournoi, le Bâlois est venu répondre à quelques interviews et taper ses premières balles.