Roger Federer fait partie de ces gens qui, lorsque vous les revoyez après plusieurs mois, donnent l’impression d’avoir été quittés la veille. Il est là, sur la terrasse du club-house du Tennis-Club Genève Eaux-Vives dans son survêtement bleu nuit aux parements grenat, et c’est comme s’il était membre du club depuis toujours. Il faut dire qu’il y connaît beaucoup de monde, à commencer par Marc Rosset, qui lui glisse une espièglerie d’écolier en passant. Cela marche presque: Federer, qui répond à une interview télé en allemand, esquisse un sourire, mais poursuit sa phrase.